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Les Français seront davantage formés aux gestes qui sauvent. Les députés ont adopté, à raison de 70 voix pour, 0 contre, la proposition de loi de Jean-Charles Colas-Roy (LaREM). Examinée le mercredi 12 février, elle vise à rendre obligatoire la sensibilisation et l’initiation aux premiers secours.

Les secours mettent en moyenne treize minutes à se rendre sur le lieu d’un incident. Le rôle des citoyens est primordial. Une minute écoulée sans massage cardiaque équivaut effectivement à 10% de survie en moins. Chaque année, ce sont entre 40 000 à 50 000 personnes qui sont frappées par un arrêt cardiaque. Un tiers de celles-ci ont moins de 55 ans. Dans 60 à 70% des cas un témoin est sur place, mais seulement 40 à 50% d’entre eux débutent un massage cardiaque. Moins d’1 % font usage d’un défibrillateur cardiaque.

Le texte crée un statut de « citoyen sauveteur ». Est citoyen sauveteur « toute personne portant assistance de manière bénévole à une personne en situation apparente de péril grave et imminent ». Les gestes qui caractérisent le citoyen sauveteur sont la pratique du massage cardiaque, l’utilisation du défibrillateur cardiaque ou tout autre geste de premiers secours. Dès lors qu’il porte secours, le citoyen sauveteur concourt à la sécurité civile. Il bénéficie de la qualité de collaborateur occasionnel du service public. Le statut a pour objet d’atténuer la responsabilité pénale du citoyen sauveteur lors de son intervention. Il exonère le citoyen sauveteur de toute responsabilité civile pour le préjudice qui résulte pour la victime de son intervention (sauf faute intentionnelle ou caractérisée).

Il propose donc de rendre obligatoire la sensibilisation et l’initiation aux gestes qui sauvent, tout au long de la vie des Français. La proposition vise l’école primaire, avec pour objectif la délivrance d’une attestation à l’issue du CM2. Le texte étend l’obligation de sensibilisation à la lutte contre l’arrêt cardiaque et aux gestes qui sauvent aux salariés qui partent à la retraite. L’objectif est d’avoir formé, d’ici 10 ans, 80% de la population française.

Le volet sensibilisation est complété par la création d’une journée nationale de lutte contre l’arrêt cardiaque et de sensibilisation aux gestes qui sauvent. L’objectif est de cibler le public le plus large possible.

Enfin, le texte prévoit de renforcer les sanctions en cas de vol ou de dégradation d’un défibrillateur cardiaque en portant les peines à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.

Différents dispositifs d’initiations ou de formations existent : Initiation aux gestes d’urgences, Formations de Sauveteur Secouriste du Travail (SST) ou Secouriste International du Travail (SIT).

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